Le toucher et le soin massage : un remède au stress . Espace bien-être le dôme . Leucate plage
- myriamriols
- 19 févr.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 mars

ESPACE BIEN-ETRE LE DOME
LEUCATE PLAGE
Riols Myriam
Lors de périodes difficiles, anxiogènes et douloureuses pourquoi le massage peut-il être une aide anti-douleur ?
Parce que, au moment du soin et massage, quatre hormones anti stress, également appelées hormones du bonheur, se libèrent :
L’ocytocine, cette hormone libérée lors de l’accouchement est un neurotransmetteur qui favorise le sentiment de bien-être et de détente. Elle installe un climat de paix, de tendresse et développe l’attachement
La dopamine est une hormone qui stimule, donne envie d’aller vers les autres, active la bonne humeur
La sérotonine qui est considérée comme un régulateur naturel du stress et de l’humeur permet notamment de dissiper un état de déprime.
L’endorphine, cette molécule qui apaise la sensation de douleur nous aide à l’accueillir de manière plus sereine, à la laisser passer, ce qui nous ramène tranquillement vers la sensation de bien-être.
La libération de ces hormones dans tout le corps produit donc un état de paix, de sécurité, de confiance, de calme, en même temps qu’un état d’enthousiasme et de bien-être. Ainsi, grâce massage, le niveau de cortisol, responsable de nombreuses maladies liées au stress, diminue de manière notable.
Le toucher, notre premier sens
Le toucher est un sens essentiel dans notre développement psychophysiologique. C’est le tout premier sens à se développer au niveau fœtal et c’est aussi notre premier moyen de communication. Des centaines de millions de cellules de notre corps sont reliées à notre peau. Donald Woods Winnicott, pédiatre et psychanalyste britannique, a montré l’interdépendance entre la qualité du toucher et la qualité du lien mère-enfant. Le « handling », les soins maternels prodigués par la mère à travers sa manière de le toucher, de le manipuler sont une source très riche d’informations et de communication qui instaure le lien entre le nouveau-né et son monde extérieur proche. Il détermine notamment son sentiment de paix et de sécurité. Il nourrit et fortifie sa sensation d’être aimé.
Une source d’équilibre et de santé
Le contact par le toucher active le nerf vague qui participe notamment à la baisse de la pression artérielle et favorise la circulation sanguine. Le physiologue allemand Otto Loewi a montré en 1921 le rôle important de ce nerf qui parcoure notre corps du cervelet jusqu’à l’appareil digestif-intestinal, l’appareil respiratoire, le cœur et le foie. Il libère notamment ce qu’il nommait « substance vague » qui n’est autre que l’acétylcholine, le premier neurotransmetteur identifié par les chercheurs. L’acétylcholine avec le GABA (acide gamma aminobutyrique) permettent en effet de réduire l’action du stress sur les organes, ralentissent le rythme cardiaque, et favorisent entre autres, une meilleure qualité de sommeil ainsi qu’une meilleure digestion.
Or, des activités telles que le massage, les manifestations de tendresse, les expériences de connexion et d’émotions positives sont de puissants activateurs du nerf vague. Sans doute est-ce pour cela que les massages sont entrés dans les hôpitaux ou que s’est développée la thérapie par le câlin (câlinothérapie). Divers travaux ont révélé leurs effets bénéfiques sur le moral et la santé.
Une lumière dans la solitude
Une étude réalisée dans une maison de retraite à New York a notamment démontré que lorsque le personnel prenait dans ses bras, ou toucher les personnes âgées, au moins trois fois par jour, cela produisait chez eux un état de bien-être général :
Une plus grande motivation
Une meilleure concentration
Plus d’énergie
Un sommeil plus réparateur
On le voit, le toucher est essentiel. Pour les personnes seules, âgées, isolées, le contact physique est rare. Le toucher et le contact, pourvu qu’il soit prodigué avec sincérité, leur permet de se sentir exister, reconnu et considéré. Il restaure l’envie, le bonheur et le plaisir de vivre.
“Un massage vaut mieux qu’un long discours”
Kathleen Keating




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